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12 Janvier 2009

« Les Roches » : peur, misère et désespoir


« Si des mesures préventives ne sont pas adoptées, la localité Les Roches disparaîtra », prévient un citoyen avisé, sans vouloir être un prophète de malheur. Il a fait allusion au débordement progressif des rivières « Lastic » et « Oloqué », à la formation menaçante de certains courants d'eau, à la coupe accélérée des arbres...Coup de projecteur sur cette localité de Fonds-Parisien (Ganthier) où les problèmes sont autant multiples que les préoccupations.

 

A « Les Roches », la misère et le désespoir se lisent à première vue sur le visage des habitants, frappés par l'insécurité alimentaire. Dans cette localité de Fonds-Parisien, troisième section communale de Ganthier, environ 3 000 personnes vivent dans des conditions exécrables. Sans latrines ni eau potable...ces êtres humains ne voient même pas l'ombre d'un centre de santé dans leur zone. Le « marché public » fonctionne dans le lit de la rivière « Lastic » dont l'eau est utilisée à toutes fins utiles. « Trop tard ! Ils n'en ont plus besoin car les conditions ne sont pas réunies pour mettre en place ces installations », estime un jeune homme. Selon lui, une telle initiative dans cette zone à risque serait, en réalité, de l'argent jeté par la fenêtre.

A l'instar de tant d'autres riverains, cet homme croit dur comme fer que le curage des rivières est important autant que la relocalisation de cette population qui vit dans la peur.

« N'était un manque de moyens financiers devant nous permettre de construire une nouvelle maisonnette dans un endroit plus approprié, nous abandonnerions déjà la zone », se lamente Madianie Jean, 60 ans, mère de deux enfants, mais grand-mère de plusieurs autres. A maintes reprises, se souvient Dérisma Tima, l'un des deux fils de cette sexagénaire, on a dû grimper des mornes pour échapper à la fureur des eaux.

Ils ne sont pas les seuls à avoir manifesté le vif désir de quitter ce lieu. Né dans cette localité et fournisseur de sable, Jean Molière Saintus, 31 ans, quant à lui, ne passe pas par quatre chemins pour exprimer son inquiétude. « Il faut déplacer cette population vers un autre endroit, si l'on veut éviter d'enregistrer des pertes en vies humaines à l'avenir », dit-il appelant l'Etat haïtien à assumer ses responsabilités à ce sujet.

Une localité vulnérable

Située dans une cuvette, Les Roches est prise maintenant - dans certains endroits - entre deux rivières. En saison pluvieuse, le malheur de cette population abandonnée, dont les principales sources de revenu sont l'agriculture et l'exploitation incontrôlée des carrières de sable, vient d'abord de la rivière Lastic qui, en crue, emporte tout sur son passage.

Alors qu'elle prend sa source dans les hauteurs de Pays-Pourri, Lastic se rapproche de plus en plus de plusieurs dizaines de maisonnettes. Ces dernières se retrouvent pour l'instant à quelques mètres du lit de cette rivière qui s'étend présentement en largeur sur plus d'un hectare, selon Jean Wilgens Bréné, inspecteur en chef de l'Administration communale, intéressé par la problématique environnementale.

 


Mis à part Lastic, la nouvelle rivière Oloqué, qui prend sa source dans les ravines « Maingrette » et « Malafi » (Thoman), sélargit elle aussi après les dernières intempéries. Elle représente également une épée de Damoclès suspendue sur la tête de ces habitants. A cela s'ajoutent des ponts-canaux - sur la route qui mène à Fonds-Verrettes - qui déversent des tonnes d'eau en saison pluvieuse et des courants d'eau se formant à partir du flanc des montagnes. Ce qui représente une menace pour Fonds-Parisien où des trombes d'eau de ces rivières ont l'habitude de faire des victimes au sein de cette population.

« Ces eaux avaient causé beaucoup de dégâts durant les saisons cycloniques précédentes », rappelle Ducarmel Germéus dont la maison est située à deux pas de la rivière Oloqué. Cet ancien membre du CASEC dans les années 2000 préconise le curage des rivières et le reboisement dans toute la région. Entre-temps, la coupe des arbres se fait sauvagement dans les hauteurs de la troisième section. Les habitants sont pointés du doigt comme artisans de leur propre malheur. Et les autorités centrales et locales comme complices de la détérioration de l'environnement. Mais la principale victime sera, sans conteste, la population civile.

 


Victor Jean Junior
victorjeanjunior@lenouvelliste.com

 

Une bonne partie de Les Roches est entourée par les rivières « Lastic » et « Oloqué ». Photos prise en juillet 2007

 

Une vue de la rivière « Lastic » représentant une menace pour la population de Fonds-Parisien

 

 

 

8 Janvier 2009

Deux journées de formation gratuite à Fonds-Parisien

Une trentaine de jeunes venus de différentes organisations populaires de Ganthier ont pris part, la semaine écoulée, à un séminaire de formation organisé par le Comité d'Initiatives éco touristiques locales (CIELO), de concert avec le Programme Environnement Transfrontalier, une association qui s'est engagée à promouvoir toutes les activités menées en faveur du tourisme, de l'environnement et du social

Cette séance de formation ayant pour thème « stratégie de renforcement des associations et technique d'élaboration d'un document de projet », avait pour objectif la formation des représentants, afin que leurs organisations soient mieux structurées pour le bien des communautés. Cette activité, organisée à la Bibliothèque de Fonds-Parisien, a expliqué le principal responsable de CIELO, Pierre Garo Néré, s'inscrit dans le cadre des initiatives de l'institution au niveau des projets visant à la valorisation du lac Azeuï et à la protection de l'environnement.

Les principaux intervenants, Pétion Lesly et Saint Féry Jean, deux agents de développement, ont en cette occasion, expliqué aux participants le rôle, la fonction d'une organisation dans une communauté de média et comment préparer et élaborer un document de projet efficace. Les différents participants ont de leur côté souhaité que d'autres ateliers de cette envergure soit réalisés à leur profit vu leur importance, afin que la commune de Fonds-Parisien soit une ville structurée

Au terminus de ces deux journées de formation ayant d'une part, une partie théorique, et d'autre part une partie pratique, Pierre Néré Garot a tenu à remercier les responsables du Programme environnement transfrontalier (PET), du Volontariat pour le développement haïtien (VDH) et tous ceux qui ont rendu possible la réussite de cette activité.

Créée depuis quatre ans, CIELO a déjà entrepris différentes activités, notamment des campagnes de sensibilisation à la protection du lac Azeuï, des distributions de plantules à travers un projet de « reboisement familial », etc.

M. Néré a également souligné que son organisme est en train de travailler avec le PET dans le but de reboiser la communauté fonds-parisienne ainsi que la construction de latrines afin d'empêcher que les gens fassent leurs besoins physiologiques dans les environs du lac Azeuï, qui représente une richesse incontournable pour la République d'Haïti.

 

 

26 Décembre 2008

 

Reprise du trafic routier à la frontière de Malpasse/Jimani


Le trafic routier à la frontière de Malpasse/Jimani a repris mardi à la suite de la signature d'un accord entre les syndicats haïtien et dominicain évoluant dans la zone frontalière.

Les activités avaient été suspendues à la suite d'actes de sabotages perpétrés par des dominicains contre un bus de la seule compagnie haïtienne Capital Coach Line qui assure le transport Haïti/République dominicaine. Le syndicat haïtien avait réagi en bloquant les bus dominicains.

Le président du syndicat haïtien de Fond Parisien, Eric Jean Romain, a salué l'accord trouvé entre les deux parties, tout en exprimant le souhait que les violences ayant conduit à la paralysie des activités, ne se reproduisent plus.

Les autobus dominicains et haïtiens ont déjà recommencé à traverser la frontière.

L'arrêt des activités a causé des manques à gagner aux deux parties, mais davantage aux compagnies dominicaines qui comptent bien plus de bus sur le
circuit

25 Avril 2008

 

Fonds-Parisien : mi-figue, mi-raisin



P   U   B

 

  

Dans les rayons de la Bibliothèque communautaire de Fonds-Parisien il y a Kant et Hegel,Césaire et Senghor, Jacques Roumain et Frankétienne, Gustave Flaubert, les soeurs Brontë, Shakespeare et Cervantès. Mais les jeunes, peu nombreux, qui fréquentent le petit bâtiment lisent surtout « Sexe, Amour et Sentiment », feuillettent avidement les derniers numéros de Ticket et consultent de temps à autre les manuels de littérature. Il faut dire que la plupart des professeurs de la trentaine d'écoles primaires et secondaires de la localité, eux-mêmes, ne lisent guère et franchissent rarement le seuil de la salle de lecture.

Trois cent (300) abonnés sur une population de trente mille (30 000) habitants et moins d'une centaine de prêts pour les six derniers mois : le rendement n'est pas formidable. Mais le directeur de la bibliothèque appuyée par la FOKAL, Pierre Garot Néré déborde d'enthousiasme et de confiance. Cette institution qui fonctionne depuis sept (7) ans (mars 2001) est logée depuis quatre ans dans son propre local, inachevé et peu équipé certes, mais source d'espoir et de fierté.

« Le commencement est la moitié de la victoire » aime à répéter Pierre Garot Néré citant Napoléon Bonaparte. Cet ancien soldat des Forces Armées d'Haïti, qui a achevé ses études secondaires sur le tard et poursuit actuellement sa formation à l'Institut français d'Haïti et dans une école de droit privée, a fait de la construction du Centre d'Action Culturelle et Artistique de Fonds-Parisien le grand défi de sa vie. Salle de lecture, salle de spectacle, cyber-centre : le projet est conséquent et son achèvement n'est pas pour demain.

Mais le but principal ce n'est pas une jouissance immédiate, c'est plutôt de laisser un héritage pour les générations futures, selon Pierre Garot Néré qui, hormis le soutien d'un petit comité de cinq membres, semble seul et isolé dans sa bataille pour la lecture. Car dans le champ culturel, la localité de Fonds-Parisien ne fait parler d'elle que pour son carnaval de Pâques, son rara, ses festivals de musique compas. Les églises semblent être les seuls lieux de rencontre, les gaguères et les discos-bordels les principaux centres de loisir. Théâtre, cinéma, salle d'exposition d'art plastique, rien de tout cela à Fonds-Parisien. Mais aujourd'hui, à côté de cette indigence culturelle chronique et assumée, sévit une récession économique qui frappe de plein fouet les entrepreneurs. Le propriétaire du coquet petit hôtel « Peace and Love » se plaint de la baisse de fréquentation de son établissement. La quasi-totalité des 24 chambres sont inoccupées ce week-end. La frontière ne rapporte plus, les affaires tournent mal. Les restaurateurs n'arrivent plus à écouler une grosse marmite de riz par jour.

Fonds-Parisien fait grise mine, et pourtant la localité regorge de potentialités sur le plan piscicole et (éco) touristique: le lac Azuei est une ressource inestimable dont la mise en valeur et l'exploitation rationnelle pourraient engendrer des profits considérables pour la population locale. Cependant, victime de la dégradation de l'environnement -déboisement, érosion, pollution-, Fonds-Parisien risque de perdre ce joyau ou du moins de le voir ternir.

L'augmentation de la population et la densification de l'habitat, entraînant une production accrue de déchets, sont des paramètres à contrôler, et la section communale de Fonds-Parisien, dépendant aujourd'hui de la commune de Ganthier, aura besoin de plus d'autonomie et de moyens pour gérer son extension et construire son développement.

En attendant, les gaïacs scintillent de leurs milliers de fleurs jaunes, espèce en voie de disparition comme tant d'autres.

 

 

 

 

 

 

 

Marc Exavier
Réseau Etoile Verte
Samedi 19 avril 2008
Contact : apolect@yahoo.fr
    

  

                           Façade de la Bibliothèque               Pierre Garot Néré devant la Bibliothèque. 

 

29 Octobre 2008

 

Préval passe bien à Malpasse


La circulation des véhicules est enfin rétablie à Malpasse où des tronçons de route endommagés avaient rendu la région presque inaccessible pendant deux mois environ, suite au débordement du lac Azuëi. Le président René Préval en a profité, ce mercredi, pour effectuer une visite d'évaluation des travaux de réhabilitation entrepris par les techniciens du Centre national des équipements depuis environ deux semaines.

 

L'importante intervention, mais non définitive, des techniciens du Centre national des équipements (CNE) au niveau des tronçons de route qui ont été endommagés à Malpasse a permis au cortège du président René Préval de circuler avec facilité lors d'une courte visite à la frontière haïtiano-dominicaine ce mercredi matin. Les eaux du lac Azuëi, qui représentaient un casse-tête pour tout type de véhicule après les récentes intempéries, ont été contrées, le niveau de la route a été élevé, de grosses pierres sont placées sur la rive sud du lac et un nouveau passage a été créé à certains endroits, comme c'est le cas à Miragoâne où le président Préval s'était rendu hier mardi.

« La situation est rétablie depuis le week-end dernier », s'est réjoui le directeur de la douane, Jeantal Clairvil, qui a estimé à 6 millions de gourdes les pertes enregistrées du 1er au 28 octobre 2008 par l'Etat. « Les recettes sont liées aux marchandises qui ne pouvaient pas malheureusement circuler », explique-t-il en présence du président qui se dépêchait de boucler sa visite puisqu'il devait se rendre également à Cabaret et à Cité Soleil.

Le locataire du Palais national, contre toute attente peut-être, n'a pas délivré un discours officiel. Accompagné, entre autres, du ministre des Travaux publics, Transports et Communications, Jacques Gabriel, René Préval était resté plutôt à l'écoute du maire de Ganthier, Ralph Lapointe; de l'inspecteur de l'immigration (Gracin M.G. Adeclat) , du directeur de la douane, (Jeantal Clairvil ), du commissaire de Police, Vanel Lacroix; des représentants des marchandes de Malpasse et des planteurs qui, tour à tour, ont fait part au président des problèmes auxquels ils font face à la frontière.

Si la circulation est enfin rétablie grâce aux travaux de réhabilitation entrepris par le CNE, qui est à pied d'oeuvre à Malpasse depuis environ deux semaines, la construction d'un nouveau marché représente actuellement une priorité pour les commerçants. « Tout ce que nous voulons pour le moment, c'est un nouveau marché, et nous nous arrangerons pour payer les taxes », a revendiqué Yolande Casimir, à l'instar de Mme. Donfred Mondestime, en présence des membres du Conseil municipal et du député Pierre Jude Destiné. Plus loin, cette marchande de Malpasse s'est agenouillée aux pieds de René Préval en le suppliant en ces termes : « La frontière est notre seule source de revenus. Faites quelque chose pour nous, Monsieur le président, car nous sommes confrontés à de sérieux problèmes.»

A entendre les autorités de Malpasse, même si les travaux de réhabilitation ont apporté une amélioration au niveau de la circulation, il reste encore beaucoup à faire sur la frontière haïtiano-dominicaine où les contrebandiers continuent d'utiliser le lac Azuëi pour écouler leurs marchandises. Une situation qui nécessite impérativement une présence renforcée de la Police dans la région.

 

Victor Jean Junior

 

 

 

21 Juillet 2008
Vers la construction du Parc Quisqueya, version caribéenne de World Disney
 
Haïti pourra bientôt accueillir la construction du Parc Quisqueya, une version caribéenne de Disney, sur les bords du lac Azuéi, à deux pas de la frontière haïtiano-dominicaine.

Ce projet, relève-t-on sur l'agence Médiamosaïque, vise à doter Haïti d'un parc attractif sur un immense terrain de 134 hectares aux abords du lac Azuéi. À l'origine de ce projet, la SODEPA.SA qui dispose déjà du terrain pour l'érection de cette gigantesque infrastructure devant révolutionner la donne en matière de récréation en Haïti.

Cependant, la SODEPA.SA est pour le moment en quête de partenaires financiers, car ce parc naturel coûtera la bagatelle de 25 millions de dollars US, une évaluation faite il y a quelques années.

Le président de la SODEPA, l'ingénieur Geffrard Jean (ex-directeur général du Bureau des Mines d'Haïti) a déjà effectué deux rencontres avec une trentaine de
potentiels actionnaires : l'une à
Miami et l'autre le 29 juin dernier à Laval (Québec).

Lors de cette dernière rencontre, l'initiateur du projet a dû se livrer au difficile exercice de convaincre l'assistance de cette opportunité à saisir en dépit de la précarité des conditions de sécurité actuelles d'Haïti.

Pour rassurer ses partenaires et éventuels actionnaires, le PDG du parc a révélé qu'un plan de sécurité a été conçu par son équipe.

L'originalité de ce parc sera sans conteste sa configuration inspirée de l'histoire de l'île Quisqueya qui regroupe Haïti et la République Dominicaine. L'ingénieur a divisé le parc en cinq (5) caciquats (le Marien, le Magua, le Zaragua, la Maguana et le Higuey). Ce parc d'attraction, a-t-il garanti, conservera tous les atouts naturels de son environnement actuel (sol, végétation).

Ce vaste complexe récréatif dénommé «Parc naturel Quisqueya de Fonds Parisien» sera construit aux abords du Lac Azuéi, un endroit proche de Port-au-Prince, mais, selon le concepteur de cet immense projet, imperméable à l'ambiance lourde et souvent intimidante de la capitale haïtienne.

Selon cet article paru le 11 juillet 2008 dans le nouvelliste, le projet de construction de l'Université LE PHARE de Fonds-Parisien est lancé.

Un ambitueux projet pour Fonds-Parisien

Dans deux ans, Fonds-Parisien sera doté d'une université moderne pouvant accueillir jusqu'à 30 000 étudiants. L'équipe de Rêve pour une nouvelle Haïti, conduite par le pasteur Sylvio Dieudonné, qui a lancé cet ambitieux projet ce jeudi, promet que l'université Le Phare ouvrira ses portes en octobre 2010. La cérémonie de la pose de la première pierre s'est déroulée en présence du maire de Carrefour, Yvon Jérôme, des notables et des jeunes de Fonds-Parisien.

Le projet dont le coût s'élève à 800 millions de pesos dominicains sera exécuté par des ingénieurs dominicains de concert avec des professionnels haïtiens. Le responsable de Rêve pour une nouvelle Haïti annonce que le campus de l'université Le Phare sera l'un des plus imposant du pays. Il s'étendra sur plus de 20 carreaux de terre et il accueillera des étudiants venus de tout les coins du pays en fonction d'un quota par département.


Les travaux, a précisé, Sylvio Dieudonné, qui débuteront cette année, prendront fin dans deux ans. « Déjà, je vous donne rendez-vous en été 2010 pour l'inauguration du campus, a-t-il dit. Je vous invite à vous joindre à nous pour la réalisation de ce grand rêve. »

« En tant que représentant de toutes les municipalités du département de l'Ouest, je suis là pour apporter mon appui au projet, a dit le maire de Carrefour, Yvon Jérôme. Après la construction de cette université, j'espère que la zone va pouvoir bénéficier de toutes les autres formes de développement. »

La construction de cette université répond à un besoin. A l'heure actuelle, près de 24 mille étudiants haïtiens fréquentent les universités dominicaines. «Avec Le Phare, vu sa capacité d'accueil, les jeunes Haïtiens n'auront plus besoin de traverser la frontière pour aller se former », a avancé le pasteur Sylvio Dieudonné.

Déjà, l'université Le Phare fait naître l'espoir au sein de la population de Fonds-Parisien. « Il y a deux ans depuis que j'ai bouclé mes études classiques, toutes mes démarches pour entrer dans une université à Port-au-Prince se sont révélées vaines, a expliqué une jeune fille dans la vingtaine à un groupe de jeunes qui discutaient sur le projet. Je serai l'une des premières à se faire inscrire dans cette université. » Comme elle, plusieurs jeunes de Fonds-Parisien manifestent déjà de l'intérêt pour le projet.

 

                                  

Le pasteur Sylvio Dieudonné pose la première pierre de l'université Le Phare
(Photo: R. Chéry)


Le maire de Carrefour, Yvon Jérôme (à g.)en compagnie de pasteur Sylvio Dieudonné (Photo: R. Chéry)